[extract] La question concernant le droit d’acces a l’information n’est pas nouvelle. Dans le Traite de l’administration des finances de la France, publie en 1784, Necker, controleur general des finances de Louis XVI se demandait si ce n’est pas exhausser « pour ainsi dire, la majeste du prince, que de reveler un peu la nation qu’il gouverne, en lui faisant connaitre le motif des lois qu’on lui donne ? » . Sous le Premier Empire, au contraire, le devoir de reserve devient la regle. Champagny, ministre de l’Interieur, le rappelait en 1804 dans une circulaire adressee aux prefets : « Il ne doit etre envoye des bureaux aucune notice aux journaux sur les affaires qui s’y traitent, sans une autorisation speciale et, de toute facon, on ne doit jamais parler aux journalistes ». Cette dichotomie entre devoir de reserve et publicite persiste encore de nos jours. En Colombie, comme partout dans le monde, il existe aujourd’hui des regles strictes protegeant les secrets administratifs, militaires et diplomatiques, qui se justifient au nom de l’interet general : ainsi l’exemple des negociations de paix recentes entre la Colombie et les FARC, dont l’information a ete reservee a une sphere restreinte au sein du gouvernement. A l’inverse, d’autres exemples apparaissent plus contestables, comme le programme de surveillance PRISM mis en place par les Etats-Unis. La recherche d’une plus grande transparence est devenue essentielle aujourd’hui. Avec le developpement des nouvelles technologies de l’information, les rapports entre l’administration et les citoyens se sont ameliores, car les services publics disposent de plus d’outils pour mettre en place l’ouverture des donnees.
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Comparative constitutional jurisprudence studies
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FuenteRevue Internationale des Gouvernements Ouverts