Au moment où l’intervention dans l’existant est devenue un paradigme de projet, l’histoire de ces pratiques architecturales demande à être envisagée avec un nouveau regard nourri des intérêts actuels. Partant de l’hypothèse que les pratiques anciennes peuvent fournir des outils pour penser le projet aujourd’hui, l’article propose d’analyser deux édifices remarquables -L’église de Saint-Denis (France) y Le Temple de Malatesta (Italie)- du point de vue de la relation établie entre l’ancien et le neuf dans le projet réalisé par l’architecte ; l’’intérêt étant centré sur l’évolution des problématiques et des enjeux dans ce domaine et analyse la position des architectes. Ces aspects sont abordés en se plaçant sous l’angle du projet et du rapport entre le neuf et l’existant, que l’on traduit par le biais du dessin qui met en évidence la relation entre les deux, ainsi que les étapes de la transformation. Il vise, ainsi, à replacer l’histoire de la fabrication du projet dans l’existant dans une perspective chronologique ample.